Insertion de jeunes en difficulté

Une réflexion organisée par la Direction de l’Aide Sociale à l’Enfance et à la Famille (D.A.S.E.F.) de la Martinique, a confirmé l’écart entre les outils dont disposaient le Département (Conseil Général) et les profils complexes de très nombreux enfants qu’il a pour mission de prendre en charge.
En effet, aux difficultés sociales des familles, s’ajoutent désormais des problématiques liées aux conduites addictives et aux troubles psychiques pour lesquels les outils et surtout les lieux de prise en charge n’existent pas.
Cette carence compromettait la possibilité de réaliser de manière satisfaisante les objectifs d’insertion des mineurs en très grandes difficultés.
Dans le cadre des changements qui touchent le secteur médico-social depuis plusieurs mois, La......
En effet, les structures de prise en charge traditionnelles (Maisons d’Enfants, Foyers d’Actions Éducatives, Etc.), ne semblaient pas adaptées aux problématiques de ces jeunes qui rencontrent des difficultés multiples caractérisées par des troubles du comportement social (fugues, non-respect de l’autorité, comportements violents, Etc.), des symptômes de détresse psychologiques ou psychoaffectives liées à une histoire chaotique et carencée, émaillée de situations et ou de sentiment d’abandon majorée au cours de la période de l’adolescence.
Face à ces profils, les modes classiques d’interventions étaient devenus peu opérants et les établissements actuellement conventionnés par la D.A.S.E.F. refusaient d’accueillir ces jeunes, compte tenu de leur structuration. Quand l’accueil des mineurs leur était imposé, les groupes de vie institutionnels implosaient et les passages à l’acte étaient alors de forte intensité. En effet, les difficultés que présentent ces mineurs s’expriment aux travers de comportements à risques et déviants.
Aussi, les cadres institutionnels qui existaient jusqu’à lors n’étaient non seulement pas en mesure d’y faire face, mais se trouvait également dans l’incapacité de mener à bien leur missions premières, eu égard aux difficultés générées par les problématiques de ce public particulier.
La création d’une nouvelle structure en janvier 2005 nommée « Cellule d’Interventions Spécialisées » répondait ainsi à deux problèmes importants :
1.La survie de la forme actuelle des établissements de prise en charge qui répondent encore aux besoins de certains mineurs, par une alternative à leur implosion en rapport avec l’accueil de mineurs pour lesquels ils ne disposent pas d’outils d’accompagnement.
2.Apporter des réponses aux besoins spécifiques des mineurs en grande difficulté de la D.A.S.E.F. qui n’avaient jusque là pas de lieux adaptés de prise en charge.
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